Gérer mon inventaire

8 août 2022

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17 Minutes

L’approvisionnement de votre magasin fait partie intégrante de votre logistique. Objectif : satisfaire vos clients et générer des bénéfices. 

Mais qu’est-ce que recouvre exactement cette opération ? Pourquoi est-il indispensable de gérer efficacement l’approvisionnement de son magasin ? Quelles sont les méthodes et les bonnes pratiques à mettre en place

Dans ce guide complet sur l’approvisionnement d’un magasin, le programme Ankorstart répond à toutes vos questions et vous accompagne dans le développement de votre commerce avec son programme Ankorstart. 

Sommaire

Définition de l’approvisionnement d’un magasin

L’approvisionnement d’un magasin consiste à rechercher et à acheter les produits destinés : 

  • À être vendus dans votre boutique
  • À être utilisés pour la fabrication de produits finaux vendus dans votre magasin
  • À être stockés. 

Pourquoi la bonne gestion de l’approvisionnement d’un magasin est-elle indispensable ? 

L’approvisionnement présente trois objectifs majeurs : 

  • Réduire les coûts d’achat et de stockage grâce à une meilleure organisation et une négociation efficace avec les fournisseurs ;
  • Réduire les délais de livraison afin d’éviter les ruptures de stocks ;   
  • Assurer la qualité des produits commandés. 

La gestion de l’approvisionnement de votre magasin est donc une opération essentielle pour la réussite de votre commerce. Des achats appropriés, au bon moment à un prix adéquat, vous permettent d’assurer la rentabilité de votre commerce. L’approvisionnement de votre boutique occupe ainsi une place centrale dans votre stratégie financière et influence fortement la survie de votre entreprise

De la recherche de fournisseurs à la commande, en passant par la négociation des prix des marchandises, chaque étape de l’approvisionnement influence la rentabilité de votre commerce. Cette affirmation est valable peu importe la taille ou l’activité de votre boutique

La boutique d’accessoires bio pour bébé de Nathanaël 

Nathanaël propose dans son magasin des produits sains pour les bébés, mais aussi pour leur maman. Pour approvisionner son magasin, il doit commander des biberons, des bodys en coton bio, des draps en bambou ou encore de la vaisselle écoresponsable. Mais Nathanaël offre également une gamme de vêtements faits maison. Pour cela, il doit aussi commander tout le matériel nécessaire à sa fabrication. 

Les conséquences d’une mauvaise gestion de l’approvisionnement d’une boutique

Une mauvaise gestion de vos marchandises entraîne l’apparition de trois phénomènes : 

  • Le surstockage : le volume de produits stockés dans votre réserve dépasse largement la demande. Outre la réduction de l’espace disponible dans votre réserve, cette situation peut entraîner des coûts supplémentaires (location d’un local additionnel pour stocker la marchandise). Ce surstockage entraîne également une augmentation du nombre de produits jetés ou détruits, notamment s’il s’agit de biens périssables. 
  • La rupture de stock : elle entraîne, à terme, une perte de clientèle et une diminution du chiffre d’affaires. En effet, si vous n’êtes pas en mesure de satisfaire vos clients, il y a des risques que ces derniers se tournent vers la concurrence. 
  • Le stock dormant :  il s’agit de produits non vendus, devenus obsolètes. C’est le cas, par exemple, des vêtements d’hiver toujours en stock alors que le printemps arrive. Les clients n’achèteront pas ces articles. L’entreprise n’a pas d’autre choix que de les jeter ou de les remettre à une association. 

Qu’est-ce que le cycle d’approvisionnement d’un magasin ?

Le cycle d’approvisionnement d’un magasin correspond à l’ensemble des actions prises pour obtenir les biens destinés à la vente dans votre boutique. Il comporte six étapes clés.

1. Identification des besoins de la boutique

Il s’agit de déterminer, sur base de votre business plan, la nature et la quantité des produits dont vous avez besoin. Cette identification peut varier en fonction de la saison, des événements à venir ou encore de la spécificité de vos clients

Si vous vendez des vêtements, vos besoins ne seront ainsi pas les mêmes en hiver ou en été. De la même façon, une boutique de parfum a tout intérêt à accroître son approvisionnement  à l’approche des fêtes de Noël ou de la Saint-Valentin.   

2. Sélection des fournisseurs du magasin

Cette étape consiste à contacter différents fournisseurs pour obtenir des devis. N’hésitez pas à négocier les prix. Toutefois, ne tenez pas uniquement compte du coût des marchandises. Les délais de livraison, la fiabilité du fournisseur et sa réputation sont également des critères importants. Vous pouvez, par exemple, demander des échantillons de produits afin d’évaluer la qualité des produits. Pour faciliter la sélection de vos fournisseurs, n’hésitez pas à utiliser des plateformes comme Ankorstore vous permettant d’accéder à un grand nombre de grossistes, situés en France ou à l’étranger. 

3. Envoi de la commande 

Vous avez trouvé votre fournisseur ? Il est temps de commander via un bon de commande ou une plateforme en ligne. Soyez précis sur les produits et les quantités commandés. Cette étape dépend fortement des besoins identifiés préalablement. 

4. Émission de la facture du fournisseur

Le fournisseur vous transmet ensuite une confirmation de commande accompagnée d’une facture. Celle-ci doit notamment préciser la date d’échéance pour le paiement. Au-delà, des pénalités de retard peuvent être appliquées. 

5. Réception et paiement des marchandises

Prenez le temps de bien vérifier le contenu de votre livraison. La qualité des produits doit également être contrôlée afin d’éviter les mauvaises surprises au moment de leur mise en vente. Si tout est conforme, il convient de régler votre facture. Les modalités de paiement ont, en principe, été convenues au préalable avec le fournisseur

6. Enregistrement comptable de l’approvisionnement du magasin 

Il est indispensable de maintenir une comptabilité claire et précise. Chaque commande fournisseur doit être correctement inscrite et documentée dans votre livre de comptes. 

Une fois les produits épuisés, un nouveau cycle d’approvisionnement se met en route. Il s’agit du réassort de votre boutique.

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Les différentes méthodes de gestion des stocks et des approvisionnements

Pour gérer vos approvisionnements, vous avez le choix entre plusieurs stratégies

  • Réapprovisionnement Calendaire ; 
  • Réapprovisionnement du point de commande ;
  • Méthode de recomplètement des stocks ;
  • Réapprovisionnement de la prévision de la demande ; 
  • Dropshipping. 

 Réapprovisionnement Calendaire  

Comme son nom l’indique, cette stratégie suit le calendrier. En pratique, vous commandez une quantité fixe de produits, à un intervalle régulier. Cette méthode nécessite donc un accord préalable avec votre fournisseur. Elle est idéale pour les articles régulièrement achetés par les clients, qui ne doivent pas être en rupture de stock

L’approvisionnement calendaire offre une vision claire et précise du stock de votre boutique. Cette stratégie manque, en revanche, de flexibilité. Elle ne permet pas, en effet, de répondre à une brusque augmentation ou baisse de la demande des consommateurs. Tout du moins, des commandes urgentes impliquent des frais supplémentaires parfois très élevés pour un commerce de quartier. 

La boutique d’accessoires de couture d’Eléonore 

La clientèle d’Eléonore est fidèle et régulière. Le 15 de chaque mois, la gérante de cette petite boutique d’accessoires de couture du centre de Nantes passe commande auprès de son fournisseur charentais. Les quantités sont toujours les mêmes. Pour Eléonore, c’est une façon de simplifier la gestion de son stock

Réapprovisionnement du point de commande  

Cette stratégie repose sur un niveau de stock minimum engendrant automatiquement un réapprovisionnement. Avec cette méthode, la quantité des produits commandés reste inchangée. Seule la date de votre commande varie en fonction de vos ventes

Cette méthode de réapprovisionnement des stocks est particulièrement adaptée aux biens consommés ponctuellement. Elle nécessite, par ailleurs, une parfaite connaissance de votre marché et des habitudes de consommation de vos clients. Une mauvaise évolution du point de commande peut, en effet, engendrer une rupture de stock ou un surplus. 

Méthode de recomplètement des stocks 

Contrairement à la méthode précédente, cette fois, c’est la quantité de biens commandés qui varie. La date de livraison demeure, quant à elle, inchangée. Pour mettre en place cette stratégie, vous devez définir le volume maximum de vos stocks. À une date prédéfinie, votre fournisseur ne vous livre que les produits manquants pour atteindre ce niveau

Cette méthode de réapprovisionnement des stocks, bien adaptée aux biens consommés régulièrement, encombrants ou périssables, vous offre une bonne visibilité sur le coût de votre marchandises. En revanche, si elle apparaît relativement aisée à mettre en place, elle nécessite de connaître avec précision les habitudes d’achat de vos clients

Réapprovisionnement de la prévision de la demande  

Le réapprovisionnement de la prévision de la demande repose sur un stock prévisionnel déterminé suite à une étude des comportements des consommateurs. Les dates et les quantités de commande sont très variables. 

Cette méthode est peu pratiquée par les boutiques indépendantes. Elle concerne, en effet, des produits très encombrants, commandés de façon exceptionnelle par les clients. Son objectif est de limiter le temps d’entreposage du stock et d’éviter ainsi des coûts élevés. 

Le dropshipping 

Les fournisseurs gèrent eux-mêmes votre stock et livrent directement vos clients. Avec cette méthode, votre magasin physique apparaît davantage comme un intermédiaire. Dans la pratique, elle est surtout utilisée par les e-boutiques. Par ailleurs, le dropshipping ne vous permet pas de disposer d’une vision claire sur la qualité des articles livrés. Il vous empêche donc de contrôler efficacement votre image de marque. 

Quelles sont les bonnes pratiques en matière de stratégie d’approvisionnement ?

Pour assurer un approvisionnement de qualité en quantité suffisante, plusieurs bonnes pratiques peuvent être mises en place.

Construire de solides relations avec vos fournisseurs

Vous devez instaurer avec vos fournisseurs des relations de confiance, fiables et pérennes. Cela implique, tout d’abord, de régler vos factures dans les temps. Mais cela ne fait pas tout. La communication transparente doit être au cœur de votre partenariat. Il s’agit de collaborer efficacement dans le cadre d’une relation “win-win”. 

Utiliser une plateforme digitale pour l’approvisionnement d’un magasin

Les plateformes, comme celle proposée par Ankorstore, vous permettent d’accéder à plusieurs milliers de marques et de fournisseurs provenant du monde entier. En quelques clics, vous sélectionnez facilement vos produits pour passer commande et gérer l’ensemble de votre processus d’approvisionnement

Diversifier son approvisionnement 

La crise du Covid-19 a été révélatrice. Il est préférable de diversifier ses fournisseurs pour éviter une rupture dans la chaîne d’approvisionnement afin d’ assurer la sécurité de ses stocks. Le sourcing alternatif, avec un fournisseur français par exemple, peut vous permettre de passer sans encombre une crise pouvant affecter votre fournisseur historique. Ce recentrage sur un approvisionnement plus local apparaît, par ailleurs, comme un geste fort pour l’environnement. 

La boutique de Jeans de Bertrand 

Pendant la crise sanitaire, Bernard a rencontré des difficultés de livraison. Les jeans commandés auprès de son fournisseur chinois mettaient plusieurs mois à arriver sur ses étals. Depuis, Bertrand a décidé de diversifier son approvisionnement. Il a conclu un contrat supplémentaire avec un fournisseur italien pour éviter les risques de rupture de stock. 

Organiser son espace de stockage 

Pour bien gérer votre stock, il faut être organisé. Votre réserve, votre arrière-boutique ou votre entrepôt doivent être parfaitement rangés selon un système défini. Utilisez, pour cela, des étagères, des caisses et des bacs afin d’identifier facilement vos produits

Réaliser un inventaire régulier et efficace 

Il est nécessaire de vérifier régulièrement son stock. L’inventaire permet d’identifier les articles manquants. C’est aussi l’occasion de faire le point sur le stock obsolète (ou dormant) qui encombre inutilement votre espace de stockage

Utiliser un logiciel de gestion des stocks pour optimiser l’approvisionnement d’un magasin

Disposer d’un logiciel ou d’une application permet de centraliser l’ensemble des informations concernant votre stock. Des rappels vous permettent, par ailleurs, d’effectuer vos commandes au bon moment et en bonne quantité en fonction de la méthode de gestion sélectionnée. 

Grâce à la plateforme Ankorstore, vous pouvez ainsi suivre simplement vos commandes, gérer vos factures et accéder à plus de 20 000 marques à des prix attractifs. Vous établissez ainsi des relations durables avec vos fournisseurs dès l’ouverture de votre boutique.

FAQ 

  • Pourquoi est-ce essentiel de gérer efficacement l’approvisionnement de sa boutique ? 

C’est la clé de votre rentabilité. Votre stock permet de satisfaire les besoins de vos clients. Il a toutefois un coût. Il faut donc le maîtriser afin d’éviter le surstockage et le gaspillage de marchandises.

  • Quelle méthode de gestion d’approvisionnement de sa boutique choisir ? 

Méthode de recomplètement des stocks, réapprovisionnement calendaire ou au point de commande, plusieurs méthodes sont disponibles. Votre choix dépendra principalement de la nature des articles vendus dans votre boutique et du comportement habituel de vos clients.  

  • Comment bien choisir ses fournisseurs ? 

Le prix, mais également la qualité des produits et les délais de livraison, par exemple, influencent le choix des fournisseurs pour votre boutique.


Communication et Marketing

5 août 2022

Il s'agit d'un élément d'en-tête personnalisé.

20 Minutes

Intro – Le marketing dédié à votre boutique met en adéquation les besoins des prospects et l’offre proposée. C’est un vecteur essentiel pour développer votre commerce, en attirant toujours plus de clients. Les moyens utilisés pour y parvenir sont nombreux. Découvrez 5 outils marketing à utiliser pour votre magasin.

Sommaire : 

Les spécificités du marketing pour une boutique

Le marketing améliore la gestion commerciale des entreprises par le biais de stratégies orientées vers le consommateur. Le domaine se décline en un panel d’outils favorisant les comportements d’achat.

Le marketing est un levier stratégique primordial pour les boutiques. Le secteur de la vente de détail est passé d’un marketing de produit à un marketing orienté vers les utilisateurs. La réalisation d’un Business plan lors de la création de votre boutique permet de gagner du temps dans la mise en place de votre stratégie marketing.

Les solutions pour attirer les clients sont beaucoup évolué ces dernières années, au profit de moyens plus interactifs, donnant un rôle plus important à l’humain. Un tour d’horizon des mots-clés de ce domaine passionnant s’impose afin de construire le marketing correspondant à votre clientèle.

La relation client en boutique

C’est le fil conducteur de la conception du marketing d’aujourd’hui. Elle réunit l’ensemble des interactions entre les individus et le magasin. La typologie des clients varie à chaque étape du processus de vente :  

  • Le prospect, ne connaissant pas encore votre boutique ;
  • Le visiteur, entré dans votre magasin ;
  • Le client, achetant vos produits ;
  • Le consommateur, utilisant vos articles suite à l’achat ;
  • L’habitué, achetant et consommant régulièrement dans votre commerce.

Chaque phase de la relation permet de mettre en place un cadre marketing spécifique. Les besoins d’une même personne vont évoluer en fonction de sa position. Votre communication doit être orientée en fonction de ces multiples facettes. 

L’expérience client en commerce de détail

Il s’agit de l’ensemble des interactions entre votre marque et votre public. Elle correspond à l’ensemble des ressentis éprouvés par les personnes avant, pendant ou après l’acte d’achat.

Selon le degré de maturité d’une entreprise, les stratégies marketing peuvent se focaliser sur :

  • L’utilisation du produit ;
  • L’univers du point de vente ;
  • Les valeurs prônées par la marque.

Dans le cadre du e-commerce, on parle d’expérience utilisateur. Elle correspond à la perception de l’application par les individus réalisant leur parcours d’achat. Cette composante de la stratégie marketing se focalise sur l’interface entre l’homme et les technologies numériques.

Comment attirer les prospects au sein de votre commerce de détail et les fidéliser ? 

Voici 5 outils à mettre en place dans le cadre de votre stratégie marketing.

Outil 1 – Bâtir un plan de communication pour son magasin

Ce guide stratégique permet de structurer vos publications et vos échanges avec votre clientèle. Voici 4 pratiques à adopter pour construire un plan marketing adapté à votre magasin.  

Définir le contexte du point de vente

Chaque étape de vie de votre magasin donne lieu à un cadre d’expression spécifique.

Par exemple, l’ouverture d’une boutique correspond à une période de lancement. Il s’agit d’un temps fort méritant de nombreux moyens de diffusion de l’information afin de vous faire connaître. Un déménagement de votre magasin est également un moment clé pour communiquer, via des leviers différents.

Identifier sa cible client

Rassemblez un maximum de données sur votre cible afin de créer des messages percutants. Le marketing base cette analyse sur la définition de personas. Ce sont des personnes fictives et représentatives de votre public. 

Tous les éléments permettant de comprendre les besoins des prospects sont importants : lieu de domiciliation, identité socio-économique, habitudes de consommation, paniers moyens, etc.

Choisir les supports de communication adaptés à sa cible

Le choix des moyens de diffusion dépend des habitudes de votre cible. Une communication multi supports est à privilégier afin d’atteindre la plus grande audience possible. Partez des supports les plus proches du point de vente, pour aller vers les canaux les plus élargis :

  • Supports imprimés (flyers, dépliants, affiches, etc.) ;
  • Publications dans la presse locale (journal de la commune, éditions de l’agglomération, la région) ;
  • Actualités sur votre site internet ;
  • Publications sur vos réseaux sociaux.

Évaluer ses actions de communication

Ne perdez pas une occasion d’avoir des retours de votre clientèle. Lors d’une première visite en boutique, demandez au visiteur comment il vous a connu. C’est un bon moyen d’affiner sa stratégie globale et de voir quels sont les outils de communication efficaces pour votre boutique.

Un plan de communication se construit par rapport à un événement particulier. Une succession de petits plans d’action est préférable à un document très exhaustif, mais peu pratique au quotidien. 

Éloïse, créatrice d’une boutique de vêtements (région parisienne)

Éloïse prépare l’ouverture de sa boutique dédiée à des articles de mode. Son idée est simple : proposer une collection de vêtements par saison, basée sur 3 coloris.

Elle projette son ouverture depuis plusieurs mois, et a soigné ses messages. Son marché est très concurrentiel. 

Éloïse a bâti son plan de communication autour de 3 canaux :

  • Des flyers papier distribués dans sa zone de chalandise ;
  • Un jeu-concours lancé sur les réseaux sociaux avec, à la clé, des cadeaux pour les 20 premiers clients ;
  • Des encarts publicitaires dans la presse locale.

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Outil 2 – Gérer le marketing digital de son commerce

Créer la page Google My Business de sa boutique

Google My Business (GMB) est un service de référencement destiné aux entreprises et géré par Google. En créant votre page, vous bénéficiez de nombreux avantages et développez votre visibilité sur internet. Ce support est gratuit : il suffit d’activer son compte. 

Pensez à renseigner vos coordonnées de façon précise : adresse, numéro de téléphone, e-mail de contact. Ces données boosteront votre référencement local. Vos clients peuvent également déposer un avis sur votre commerce. N’hésitez pas à leur donner l’information afin de disposer de bons témoignages. 

Utiliser les réseaux sociaux pour son commerce

Les réseaux sociaux, initialement utilisés dans la vie privée, sont devenus en peu de temps un levier incontournable pour les entreprises. Cette pratique est particulièrement présente pour les commerces.

Les plateformes de réseaux sociaux ont 3 utilités pour les magasins :

  1. Augmenter la visibilité de la marque ;
  2. Développer la notoriété de la boutique ;
  3. Accroître la clientèle.

Ces 3 fonctions servent un objectif plus global : celui d’augmenter le chiffre d’affaires des points de vente. Mais le cadre stratégique pour y parvenir ne doit pas être laissé au hasard. Si vous gérez vous-mêmes vos réseaux sociaux, voici 5 repères pour vous professionnaliser.

Définir les réseaux sociaux adaptés à sa clientèle

Chaque plateforme dispose de ses codes culturels. Facebook devient le réseau favori des 65 ans et plus. En parallèle, TikTok est en plein essor chez les moins de 25 ans. Les réseaux nécessitent des publications fréquentes. La clé pour espérer un effet sur les ventes. Il vaut mieux miser sur les bons médias dès le départ.

Publier fréquemment sur les réseaux sociaux de sa boutique

Un réseau social est avant tout un canal d’échanges. Il doit donner l’occasion à une audience d’interagir avec la marque. D’où l’intérêt de mettre en place un planning éditorial, comprenant des catégories de posts, avec des jours fixes de diffusion. 

Par exemple, un magasin peut se fixer l’objectif de 3 publications mensuelles, en produisant :

  • un post écrit ;
  • une courte vidéo (de type reel)  ;
  • un carrousel d’images.

Créer du contenu sur les réseaux sociaux pour son magasin

Chaque changement dans votre boutique peut faire l’objet d’une publication dans votre fil d’actualité : découverte d’un nouveau fournisseur, événements durant les vacances, etc. Afin d’assurer une continuité de contenu, vous pouvez mettre en avant un produit chaque semaine.

Vous pouvez aussi utiliser un marronnier. Ce calendrier, plébiscité par les professionnels, regroupe toutes les dates de fêtes et de journées internationales pour l’année. C’est une source de contenu intéressante pour compléter vos contenus spécifiques.

Fidéliser son audience et augmenter les visites en boutique

Votre audience va tisser des liens avec votre marque grâce à des repères communs. L’un des outils utilisés à cet effet sur les réseaux sociaux est le hashtag. Ce signe dièse utilisé en fin de post permet d’être relayé auprès d’une communauté élargie : un véritable point de rassemblement.

Présentez le concept de votre magasin en mots et en images. Communiquez autour de vos valeurs afin de construire votre personal branding. Toutes ces sources contribuent à faire venir les clients vers vous, grâce aux techniques d’inbound marketing.

Trouver des clients pour son commerce sur les réseaux sociaux

La stratégie social media est très puissante pour attirer de nouveaux clients. Un excellent moyen d’accroître la notoriété de votre marque est la preuve sociale. Demandez à vos abonnés un témoignage sur leur expérience au sein de votre magasin. Un format vidéo sur mobile est largement suffisant.

Les vidéos d’utilisation de produits sont très impactantes également, et peuvent donner envie de franchir le pas de votre porte.

Il est désormais possible de recourir au commerce social sur toutes les plateformes. La vente d’articles est maintenant présente par différents moyens :

  • Lien vers votre boutique depuis votre page professionnelle ;
  • Boutique en ligne pour acheter directement sur le réseau (en développement).

 

Olivier, gérant d’une boutique de jeux de société (Doubs)

Olivier a décidé de faire de sa passion son métier en créant un magasin spécialisé dans les jeux de société pour adultes. Il joue en réseau depuis longtemps. Il a tout de suite investi ses médias sociaux favoris au lancement de sa boutique.

Peu à peu, il a défini une ligne éditoriale bien spécifique. Il connaît son public : plutôt jeune, ayant du temps libre :

  • Chaque lundi, il fait une vidéo de type tutoriel pour faire découvrir un nouveau jeu sur Instagram ;
  • Un vendredi sur deux, il organise un live sur TikTok dans lequel il filme une partie de jeu au sein de son magasin.

Les réseaux sociaux ont permis à Olivier de doubler son chiffre d’affaires en un an. Il est devenu une référence en matière de jeu dans toute sa région. Il imagine maintenant un développement en e-shop.

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Outil 3 – Créer un site e-commerce pour compléter son offre physique

Comme dans le cas d’Olivier, la création d’un site e-commerce est souvent une évolution logique dans une stratégie commerciale de boutique physique. Il ne s’agit pas pour autant de réduire l’activité en présentiel. 

La numérisation d’un commerce correspond à une logique spécifique. Vous êtes habitué à communiquer en direct avec vos clients en magasin : il faut réussir à insuffler la même expérience auprès de vos prospects sur le web.

En créant un e-shop, vous adaptez vos codes au marketing digital. Comme sur les réseaux sociaux, le personal branding est de mise. Réalisez une belle page “à propos” pour décrire qui vous êtes, quelles sont vos valeurs. Présentez la boutique physique et illustrez avec des carrousels de photos.

Présentez vos collections de façon soignée, en rédigeant des fiches produits fournies, allant au-delà du simple prix. Pensez à l’expérience des utilisateurs : le parcours du prospect sur votre site doit être très fluide. Il doit se sentir accompagné, comme dans une boutique physique.

Bon à savoir : l’intérêt de créer un blog sur son site e-commerce

Le blog est un espace du site au sein duquel vous pouvez apporter votre expertise auprès des visiteurs. C’est une bonne façon d’accompagner vos clients dans leur choix. La publication fréquente d’articles permet d’optimiser le référencement de votre site sur Google.

Outil 4 – Organiser des événements physiques ou digitaux

Les événements sont un moyen de fédérer vos clients et prospects autour de votre marque. Ces rendez-vous peuvent prendre la forme d’une manifestation physique, au sein votre commerce. Les versions numériques, par le biais des réseaux sociaux, sont aussi très attractives.

Cynthia, gérante d’une boutique de jeans (Bretagne)

Cynthia vend uniquement des articles réalisés en jean denim, dans son magasin. Depuis peu, elle a lancé son e-commerce en parallèle. Elle a utilisé les réseaux sociaux dans sa stratégie marketing, en lançant un jeu-concours.

Elle a proposé à tous ses abonnés de se prendre en photo dans leur jean préféré, dans un cadre naturel. L’idée était de décerner un prix aux 3 propriétaires des photos les plus insolites. Cynthia leur a offert le jean de leur choix.

De nombreux abonnés ont participé. Les ventes sur la boutique en ligne ont pris un bon départ.

 

Outil 5 – Déployer une stratégie publicitaire en boutique

Dans le domaine du marketing, les solutions de communication ont parfois besoin d’être boostées, afin de diffuser un message à grande échelle.

Les magasins ont besoin de ces outils spécifiques à différentes étapes de leur développement. Plusieurs moyens publicitaires sont possibles, selon les canaux à privilégier. Voici le panel de solutions :

  • Annonce publicitaire Google Ads pour mettre votre site internet en première page ;
  • Campagnes Instagram ads ou Facebooks Ads ;
  • Diffusion de messages publicitaires par mail en marketing automation.

Le prix d’une publicité varie selon le canal de diffusion, la durée de la campagne, et le volume de vues visé. Vous pouvez faire appel à un professionnel pour mener à bien ces activités assez techniques :

  • gestionnaire de publicité ;
  • chargé d’acquisition de trafic ;
  • agence Facebook Ads. 

Le marketing pour votre boutique crée les conditions de rencontre entre les clients et votre offre de produits. Le programme Ankorstart permet d’être coaché avant l’ouverture de votre boutique, notamment sur les techniques de marketing à utiliser pour booster votre visibilité.

FAQ

  • Quels sont les outils indispensables pour le marketing d’une boutique ?

Un magasin doit se doter de moyens de communication adaptés à ses prospects : réseaux sociaux, site internet, blog, messages au sein de la presse locale. Les évènements ponctuels sont également très utiles pour dynamiser la relation client.

  • Comment faire pour attirer les clients dans sa boutique ?

Les moyens utilisés en inbound marketing sont très utiles pour faire venir les clients à soi : storytelling autour de la marque, expression des valeurs sur la page “à propos” du site internet, fil d’actualité fourni sur les réseaux sociaux, mise en avant des produits dans un design soigné, univers intérieur du magasin favorisant l’expérience client.

  • Comment faire la promotion d’un magasin ?

Un plan de communication permet d’organiser l’ensemble de la diffusion de vos messages. Votre projet doit tenir compte de votre cible client. Ensuite, définissez les supports de communication adaptés aux habitudes de vos prospects. Éditez vos publications selon le calendrier défini, et évaluez la pertinence de votre campagne.

  • Comment vendre son produit dans un magasin ?

Les articles en boutique ou en ligne doivent être présentés dans des espaces visuels bien définis afin de faciliter l’expérience du client. Les éléments issus du merchandising visuel augmentent les ventes en commerce.


Gérer l'administratif de ma boutique

5 août 2022

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13 Minutes

Projet N 1 – La bijouterie de Thomas

Thomas quitte son métier de consultant en stratégie pour ouvrir sa bijouterie. Il est motivé, sa famille est prête à le soutenir, il dispose de fonds de sécurité suffisants. En discutant avec d’autres commerçants, il prend conscience de certains problèmes. Il ne maîtrise pas les outils informatiques dont il aura besoin. Il manque aussi de connaissances web, il n’est pas à l’aise avec les réseaux sociaux désormais indispensables pour communiquer. Il se rapproche de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de sa région. Il y découvre toutes les formations et solutions d’accompagnement disponibles. Il peut ainsi acquérir ces compétences supplémentaires.

Avez-vous bien préparé votre projet ?

Deux étapes indispensables doivent être effectuées avant d’entamer les démarches administratives magasin. Vous devez réaliser :

  • L’étude de marché : elle permet de savoir si votre futur commerce peut être rentable. Elle répond à de nombreuses questions sur l’état du marché, la clientèle cible, la concurrence, les obstacles éventuels…
  • Le business plan : ce document obligatoire est la feuille de route de votre projet. Il permet de déterminer la rentabilité du commerce, de convaincre les investisseurs potentiels, de définir les étapes clés…

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La check-list des démarches administratives pour ouvrir un magasin

Vous êtes prêt à vous lancer ? Voici la liste des démarches indispensables à faire pour créer votre magasin. Gardez-la sous la main pour vous assurer de ne rien oublier.

Vous avez le choix parmi différents statuts lorsque vous ouvrez une boutique. Voici les principaux à connaitre :

  • L’Entreprise Individuelle (EI), la micro-entreprise ;
  • L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL) ;
  • Les sociétés : Société à responsabilité limitée (SARL), l’Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), Société par Actions Simplifiée (SAS), Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU).

Chaque statut a ses avantages, inconvénients et limites. Il n’en existe pas de meilleur, c’est du cas par cas. Renseignez-vous sur chacun d’eux pour définir celui correspondant le mieux à votre projet de boutique.

2. Faire immatriculer votre commerce

Une fois le statut juridique défini, vous devez rédiger les statuts de votre entreprise. Ce document doit comporter différentes informations, comme la domiciliation, le régime fiscal, le capital… Vous pouvez ensuite faire immatriculer votre commerce au registre du commerce et des sociétés (RCS).

Cette étape peut se révéler complexe. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter la CCI ou le centre de formalités des entreprises (CFE). Des professionnels vous aideront à effectuer cette démarche.

3. Choisir un local commercial

Vous pouvez louer ou acheter un local pour votre commerce. Cette étape est cruciale, vous ne devez négliger aucun détail lorsque vous visitez des locaux. Celui choisi doit être facilement accessible à la clientèle visée. Pensez à vérifier si l’endroit dispose de parkings et de transports en commun à proximité. Renseignez-vous sur la concurrence, la fréquentation du quartier, les éventuels travaux à venir pouvant impacter votre activité…

Pour vous aider à faire le bon choix, suivez ces conseils lors de votre visite :

  • Vérifiez la réglementation attachée au local choisi. Votre activité commerciale doit y être autorisée. Par exemple, si le local est situé dans une copropriété, le règlement de copropriété peut interdire certaines activités.
  • Visiter le local à différents moments : selon le jour ou l’heure, vous pourriez constater des soucis passés inaperçus lors de la première visite. N’hésitez pas à interroger les autres commerçants situés à proximité pour en savoir plus.
  • Regardez les équipements déjà présents : selon votre activité, vous pouvez avoir besoin d’un point d’eau, de vitrines, d’une salle de stockage… Notez aussi les équipements à remplacer ou acheter.
  • Faites une contre-visite avec un expert : des vices cachés, une plomberie ancienne, une mauvaise isolation… Tous ces problèmes ne doivent pas être sous-estimés. Ils peuvent avoir un impact dramatique sur le succès de votre business (travaux importants à prévoir, arrêt de l’activité, nuisances sonores…).

Projet N 2 – L’épicerie de Françoise

Françoise veut ouvrir une épicerie dans son joli village de Provence. Elle trouve l’emplacement idéal, mais la boutique a besoin d’être rafraîchie pour séduire des clients éventuels. Elle souhaite donc rénover la façade. Pour cela, elle doit demander une autorisation préalable auprès de la mairie.

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4. La mise en conformité des locaux

Une boutique de détails fait partie des établissements recevant du public (ERP). À ce titre, elle doit être en conformité avec les règles de sécurité et d’accessibilité :

  • La construction doit permettre une évacuation rapide de tous les occupants au besoin ;
  • Les moyens et équipements de secours et de lutte contre les incendies doivent être présents. Ils doivent être conformes à la réglementation en cours ;
  • Les personnes en situation de handicap (physique, visuel, auditif…) doivent pouvoir accéder aux locaux, y circuler au mieux. L’accessibilité concerne notamment l’entrée dans la boutique, le stationnement, les portes, revêtements des sols, mobiliers, équipements. Les personnes concernées doivent pouvoir utiliser les équipements, profiter des prestations d’une manière adaptée à leurs besoins spécifiques. Cela inclut aussi les moyens de communication mis à leur disposition au sein du commerce.

Projet N 3 – Le commerce bio d’Émilie

Émilie, une jeune entrepreneuse, trouve le local de ses rêves en plein centre-ville. Le prix d’achat est attractif, l’emplacement idéal, l’agencement parfait. Elle ne veut pas passer à côté de cette opportunité. Elle prend tout de même le temps de faire venir un expert. Après analyse des lieux, celui-ci l’informe que les locaux ne respectent pas les normes incendie. Les coûts de mises aux normes sont élevés. Émilie peut chercher un autre local ou anticiper ces dépenses dans son budget.

Votre local commercial doit être assuré. La responsabilité civile est, par exemple, obligatoire. Elle vous permet de couvrir les tiers en cas d’accident. Pensez aussi aux assurances contre les vols, les incendies, les inondations… Cette étape est indispensable pour protéger vos clients, votre personnel, les locaux, l’équipement… Il existe des assurances spécifiques répondant aux besoins des commerçants. N’hésitez pas à bien vous renseigner, à comparer les prix et les conditions.

6. Demander une autorisation auprès de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM)

Diffuser de la musique dans une boutique est une excellente idée pour améliorer l’expérience client. Cela permet de créer une ambiance, de stimuler l’envie d’achat, de rendre les lieux plus agréables. La diffusion de musique dans un commerce nécessite une autorisation préalable auprès de la SACEM. Vous devez aussi vous acquitter d’une redevance.

7. Demander un certificat de contrôle des appareils de pesage

Vous vendez des articles au poids  ? Vous devez garantir l’exactitude, le bon fonctionnement et l’entretien des appareils de pesage utilisés. Un contrôle est obligatoire tous les deux ans. Si vos équipements respectent les normes exigées, vous obtiendrez une vignette à apposer dessus. Celle-ci doit obligatoirement être placée en évidence afin d’être visible pour les consommateurs.

8. Ouvrir un compte en banque

Quelle que soit votre activité commerciale, vous avez l’obligation légale d’ouvrir un compte bancaire dédié à cette activité. Cela facilite la gestion, en plus de garantir une meilleure transparence des fonds entrant ou sortant de l’entreprise.

9. Les cas particuliers

Selon votre projet, des démarches supplémentaires peuvent être nécessaires :

  • La demande d’une autorisation spéciale, licence : par exemple, pour les brocanteurs, tabac-presse, antiquaires, cavistes… De par leur activité, certains professionnels doivent, en effet, répondre à des obligations particulières.
  • L’insertion d’une annonce dans un journal d’annonces légales (JAL) ;
  • L’autorisation de modification de devanture si vous prévoyez des travaux importants dans le local commercial.
  • Le dépôt d’une marque auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).
  • L’autorisation d’exploitation commerciale, si vous ouvrez un magasin de détail dont la surface de vente dépasse une certaine taille (1000 m²). Cette obligation vaut aussi si votre boutique dispose d’un point permanent destiné au retrait drive.
  • L’autorisation d’occuper le domaine public (AOP) : si votre boutique empiète sur le trottoir ou la voie publique, par exemple, vous avez besoin d’obtenir une permission.
  • La mise en place de normes sanitaires strictes, notamment si vous proposez à la vente des produits alimentaires. Des normes d’exploitation supplémentaires peuvent être obligatoires : ventilation, climatisation…
  • La déclaration d’insaisissabilité : si vous avez opté pour le statut EI, il est recommandé d’effectuer cette déclaration. Elle permet de protéger votre patrimoine personnel en cas de faillite.
    Déclarer le patrimoine d’affectation : si vous avez choisi le statut EIRL, vous devez faire cette déclaration. Elle permet de préciser les éléments du patrimoine du chef d’entreprise servant à son commerce.

Les 3 points clés à retenir :

  • Listez toutes les démarches à accomplir, puis cochez-les au fur et à mesure de votre avancée.
  • Renseignez-vous sur toutes les autorisations nécessaires pour mener votre activité. Certains commerces doivent répondre à des normes spécifiques.
  • N’hésitez pas à vous former et vous faire accompagner pour apprendre toutes les compétences utiles à votre futur métier.


FAQ

À quel moment faire les démarches administratives pour ouvrir mon magasin ?

La plupart des démarches doivent être faites en amont de l’ouverture. Certaines sont rapides, d’autres nécessitent parfois des délais difficiles à anticiper, comme les demandes d’autorisation. Dans l’idéal, commencez les démarches plusieurs mois avant l’ouverture prévue pour votre boutique de détail.

Quelles sont les erreurs les plus courantes lorsque l’on ouvre un commerce ?

  • Ne pas anticiper les retards éventuels, notamment dans les délais d’obtention des autorisations ;
  • Ne pas envoyer tous les documents demandés aux différents organismes ;
  • Ne pas faire de contre-visite du local commercial ;
  • Ne pas anticiper suffisamment les délais, le budget, des travaux d’aménagement de la boutique ;
  • Ne pas se former sur toutes les compétences utiles ;
  • Se précipiter, ne pas étudier assez la concurrence, la demande, la rentabilité réelle du projet…


Rédiger mon business plan

5 août 2022

Il s'agit d'un élément d'en-tête personnalisé.

25 Minutes

La France compte, en 2021, plus de 600 000 commerces indépendants 1. Ce secteur connaît un vrai dynamisme malgré l’essor du shopping en ligne. Vous souhaitez rejoindre cette belle aventure ? La première étape pour ouvrir un point de vente consiste à faire le business plan de la boutique. À travers son programme Ankorstart, Ankorstore accompagne les futurs commerçants dans le processus d’écriture du business plan. Suivez ce guide pour découvrir comment mener à bien cette démarche cruciale pour le futur succès de votre magasin

 

Sommaire :

Le business plan d’une boutique : un document indispensable

Les 4 bénéfices d’un business plan

 Rédiger un business plan pour ma boutique : les étapes clés

 Qu’est-ce qu’un business plan de commerce réussi ?

Les erreurs fréquentes à éviter absolument

FAQ

  • Quels sont les outils à utiliser pour réaliser un business plan de commerce ?
  • Peut-on utiliser n’importe quel modèle de business plan ?
  • Quelle est la différence entre un business plan et un business model ?

 

Le business plan d’une boutique : un document indispensable

Ouvrir son propre commerce est une expérience exaltante. Vous ne devez pourtant pas vous précipiter. Le soin apporté en amont à votre projet va déterminer directement ses chances de succès. Différentes formalités doivent être respectées, parmi lesquelles la création d’un business plan de boutique, aussi appelé le plan d’affaires. Il s’agit d’un document écrit, détaillé, constitué lors de la création ou reprise d’un magasin de détail. Il décrit :

  • Votre projet ;
  • Les moyens à disposition ou nécessaires pour atteindre vos objectifs ;
  • La stratégie à déployer pour assurer la rentabilité de votre commerce.

Ce document indispensable vous aidera à déterminer la faisabilité, la rentabilité et le développement du projet. C’est votre meilleur atout pour mettre de l’ordre dans vos idées. Grâce à lui, vous analysez vos forces, vos faiblesses, mais surtout il vous sera utile pour convaincre des partenaires potentiels. 

Projet N 1 – La cave de Thomas

Thomas, âgé de 50 ans, veut changer de carrière. Cet ancien consultant en stratégie souhaite se réorienter vers un métier en lien avec sa passion : l’œnologie. Il décide de devenir caviste et d’ouvrir sa boutique dans une petite ville. Pour convaincre son banquier de lui accorder un prêt, il fait un business plan. Il décrit toute sa stratégie commerciale, les fonds nécessaires, les objectifs de développement, les profits envisageables et les apports financiers personnels. Chaque élément amené est sourcé, chiffré précisément. Grâce à ce document, Thomas démontre le sérieux et la rentabilité potentielle de son projet. Il augmente ses chances d’obtenir un prêt.

 

Le business plan contient de nombreuses informations, notamment :

  • Le type de produits proposés dans la boutique ;
  • La clientèle ciblée ;
  • La stratégie commerciale à mettre en œuvre ;
  • La concurrence ;
  • Les prévisions sur la trésorerie…

Le business plan d’un commerce de détail doit être à la fois synthétique et détaillé. Chaque information utile doit y figurer. Vous devez y faire figurer toutes les données, les analyses, les prévisions concernant votre boutique de détail

 

Les 4 raisons principales pour lesquelles vous devez faire bénéfices d’un business plan

Créer un business plan précis demande beaucoup de temps, de réflexion, de recherche. Ce document peut contenir jusqu’à plusieurs dizaines de pages. Il nécessite de rencontrer tous les partenaires potentiels pour obtenir des informations fiables. Ce travail de longue haleine implique aussi d’effectuer des recherches sur la concurrence, la clientèle ciblée, l’état du marché. La concurrence peut être multiple, par exemple :

  • D’autres boutiques similaires déjà implantées dans la zone de chalandise ;
  • Un centre commercial à proximité proposant le même type d’articles à des prix plus compétitifs. Il peut ainsi drainer une partie de la clientèle cible.
Projet N 2 – Le magasin de cosmétiques naturels de Émilie

Émilie est fraîchement diplômée d’une école de commerce. Elle a pour ambition d’ouvrir une boutique de cosmétiques naturels dans une grande ville. Elle est convaincue du potentiel de son magasin : le marché est dynamique, il y a une clientèle intéressée dans sa zone de chalandise. En faisant son business plan, elle découvre plusieurs problèmes :

  • Des concurrents sont présents à proximité ;
  • Son offre n’est pas suffisamment différente pour se distinguer ;
  • Les prix pratiqués dans sa future boutique sont au-dessus de ceux de la concurrence.

Émilie ne peut pas baisser les prix prévus pour ses produits sans risquer la rentabilité de sa boutique. Heureusement, elle n’a pas encore lancé son projet. Pour se donner les meilleures chances de succès, elle renforce son concept pour mieux se différencier. Elle cherche aussi d’autres fournisseurs, négocie des tarifs préférentiels, améliore sa stratégie marketing… Toutes les recherches menées lors de la réalisation de son business plan l’aident à faire mûrir son projet.

Même si la réalisation d’un tel document peut sembler fastidieuse, complexe, longue, ne négligez surtout pas cette étape. La pérennité de votre futur point de vente est en jeu. De nombreux entrepreneurs trop pressés n’évaluent pas suffisamment la situation, avec des conséquences souvent désastreuses. Le travail d’analyse fait pendant l’élaboration du business plan vous oblige à vous pencher sur chaque détail, chaque coût éventuel. Le business plan d’un commerce de détail est le document de référence de votre projet. Il vous aide ainsi sur plusieurs points. 

1. Clarifier votre projet, mieux piloter votre boutique

Vous savez si votre idée est rentable, comment atteindre vos objectifs. Vous créez un plan réaliste de votre projet, avec des chiffres à l’appui. Vous prévoyez les sommes à investir, le calendrier des étapes à suivre. Vous déterminez les personnes impliquées (partenaires, fournisseurs, salariés, investisseurs…). 

2. Évaluer les risques

Le travail de recherches effectué vous permet de mesurer les freins et obstacles potentiels. Vous pouvez ainsi chercher en amont toutes les solutions pour les surmonter. Vous prévoyez aussi les bénéfices possibles à court, moyen et long terme. Vous prenez des décisions claires basées sur des éléments concrets.

3. Convaincre des investisseurs, un banquier

Vous souhaitez obtenir un financement pour votre point de vente ? Les sommes à emprunter peuvent être considérables (location des locaux, achat des équipements, fonds de roulement…). Votre dossier doit être solide pour espérer convaincre un banquier ou des investisseurs. Grâce au business plan, vous présentez un projet mûrement réfléchi, avec des données chiffrées. Ce document vous sera demandé par tous les organismes et personnes susceptibles d’investir des fonds, de vous octroyer un prêt, une subvention.

4. Rassurer les fournisseurs, négocier des tarifs préférentiels, des délais de paiement

Vous avez une vision claire de votre projet, des objectifs à atteindre, des étapes de développement. Vous utilisez ces informations comme levier pour convaincre vos fournisseurs de travailler avec vous. Vous leur présentez des informations concrètes : volume de commandes, évolution prévue… Vous leur démontrez l’opportunité commerciale représentée par votre boutique.

Prêt à ouvrir votre boutique ?

Rédiger un business plan pour ma boutique : les étapes clés

Vous êtes prêt à créer votre plan d’affaires ? Dans cette partie, Ankorstore vous explique toutes les étapes à suivre pour réaliser au mieux un business plan en fonction du type de commerce. Par exemple : une boutique de fleurs, une épicerie, une cave, un magasin de cosmétiques bio.

Les informations à collecter en amont

Avant de rédiger votre plan, commencez par recueillir toutes les données utiles pour votre futur commerce de détail. 

Définir votre projet

Précisez la nature de votre boutique, le marché sur lequel vous vous lancez, la clientèle visée. Vous devez vous assurer de répondre aux besoins de votre cible, de proposer une offre pertinente pour elle et rentable pour vous. Penchez-vous aussi sur :

  • Les aspects juridiques : la structure de votre activité, la répartition du capital… 
  • Le financement, la trésorerie : somme à disposition et/ou à emprunter, budget prévisionnel, ressources apportées…

Vous devez prendre en compte toutes les ressources à votre disposition, celles à obtenir, mais aussi les dépenses à prévoir. Par exemple : 

  • Les frais de création d’entreprise ;
  • Les travaux d’aménagement ;
  • Le matériel à acheter ;
  • Les stocks ;
  • La trésorerie à l’ouverture de la boutique ;
  • Les charges fixes (loyer, assurance, Internet, énergies, frais d’entretien, de nettoyage…) ;
  • Les salaires à verser…

Analyser le marché

Vous avez mûrement réfléchi à votre concept, vous êtes convaincu de la qualité de vos produits, de l’attractivité de votre future boutique. Prenez un moment de recul : il est important de confronter vos ambitions à la réalité du terrain. Même les meilleures idées peuvent ne pas fonctionner. Vous devez analyser le marché pour vous assurer de proposer le bon produit à la bonne cible, au bon endroit. Vous devez recueillir toutes les informations pertinentes pour déterminer si :

  • L’emplacement de votre futur point de vente est susceptible de générer des visites. Des travaux, l’absence de transports publics, un quartier mal réputé, sont autant d’éléments pouvant impacter le trafic en magasin. Pensez aussi à vos futurs clients : qui sont-ils ? Quelles sont leurs habitudes ? Où vivent-ils ? Se rendront-ils dans votre boutique à pied, en voiture, en transport en commun ?
  • La clientèle ciblée se trouve bien dans votre zone de chalandise. Par exemple, si vous ouvrez une boutique d’accessoires de luxe, elle devra être placée dans un quartier fréquenté par des personnes aux revenus correspondant à ce type de dépenses. Si vous ouvrez une boulangerie, privilégiez une zone de passage, avec des emplacements pour se garer à proximité.

Pour répondre à toutes vos questions, vous pouvez :

  • Mener une enquête sur le terrain ;
  • Mandater un institut de sondage pour interroger un panel de consommateurs ;
  • Vous rendre à la mairie pour vous renseigner sur les travaux prévus à proximité de votre point de vente…

 

Projet N 3 – L’épicerie de Françoise

Françoise, ancienne employée âgée de 45 ans, décide d’ouvrir sa propre épicerie dans un petit village à la campagne. Son projet présente plusieurs obstacles : 

  • L’ancien propriétaire a fermé faute de clientèle suffisante ;
  • Un hypermarché a ouvert à quelques kilomètres de l’épicerie.

Françoise ne se décourage pas. Elle mène son étude de marché pour mieux comprendre les forces et faiblesses de son projet. Elle réalise alors plusieurs points :

  • Il y a une demande pour des produits frais issus du commerce local. Elle négocie alors des prix avec les agriculteurs du village. Elle décide aussi de recentrer son projet d’épicerie pour valoriser le terroir régional, elle prévoit même des animations dans son épicerie autour de ces produits.
  • Elle peut réaliser des ventes supplémentaires en ajoutant un dépôt de pain à son épicerie, ainsi qu’un kiosque à journaux.
  • Une ville voisine est en plein boom économique. Des personnes commencent déjà à chercher des maisons à vendre dans le village de Françoise. Cela signifie une nouvelle clientèle potentielle dans un futur proche.

Françoise pourra présenter ces arguments dans son business plan pour convaincre son banquier de lui accorder un prêt.

Analyser la concurrence

Renseignez-vous sur les concurrents potentiels :

  • D’autres boutiques similaires sont-elles présentes dans votre zone de chalandise ?
  • Quelle est leur stratégie commerciale ?
  • Quel est leur positionnement tarifaire ?
  • Vos concurrents répondent-ils à tous les besoins de la clientèle cible ?

En étudiant la concurrence, vous déterminez les forces, faiblesses, freins potentiels et opportunités pour votre projet. Vous trouverez aussi des idées pour vous démarquer, mieux positionner votre offre, créer une stratégie marketing plus efficace.

Définir votre stratégie, vos objectifs, votre plan d’action

Travaillez sur votre offre, votre projet : les produits proposés dans votre espace de vente, les prix pratiqués, la stratégie commerciale déployée. Chiffrez vos objectifs, précisez les moyens à mettre en œuvre afin de les atteindre. Précisez tous les éléments à prendre en compte dans votre stratégie : 

  • Canaux de distribution : point de vente, site web en complément…
  • Moyens de communication : réseaux sociaux, campagnes publicitaires, communiqués de presse, distribution de flyers…
  • Ressources humaines : toutes les personnes impliquées dans le projet, leur rôle, formation, expérience…
  • Logistique : le fonctionnement technique de votre boutique, les fournisseurs, les volumes de commande à prévoir…

L’analyse du marché, puis de la concurrence, vous aura apporté des informations utiles : exploitez-les pour mieux définir votre plan d’action.

Établir un calendrier prévisionnel

Vous devez fixer des délais pour chaque étape de votre projet, avant et après l’ouverture de votre commerce. Par exemple, le recrutement des employés, la date d’ouverture aux clients, le délai pour atteindre le chiffre d’affaires prévu… Fixez-vous des délais réalistes, atteignables.

Rédiger votre business plan

Le document comprend deux grandes parties, l’une rédactionnelle, l’autre financière. Voici les informations à faire figurer dans chacune d’elles, basées sur les recherches et analyses effectuées en amont (celles décrites dans la partie précédente).

Les éléments à faire figurer dans la partie rédactionnelle 

Il s’agit ici de décrire le projet, la stratégie, les objectifs visés, les moyens à déployer… Cette section vise à faire comprendre votre but. Plus encore, elle doit donner envie aux investisseurs, partenaires, banquiers de vous suivre dans l’aventure. Elle doit comporter ces éléments :

  • L’executive summary : cette page est placée au tout début de votre business plan. Elle répond de manière synthétique aux questions clés : présentation du projet, marché ciblé, clientèle visée, besoins financiers, rentabilité attendue…
  • L’état du marché, l’environnement concurrentiel ;
  • La nature de l’offre, les éléments différenciants ;
  • Les objectifs chiffrés (parts de marché, chiffre d’affaires prévu, rentabilité globale…), le positionnement stratégique choisi ;
  • Le plan opérationnel, marketing et commercial ;
  • La logistique nécessaire ;
  • Les ressources humaines ;
  • Les informations juridiques.

Les éléments à faire figurer dans la partie financière 

Cette section est purement quantitative. Il ne s’agit plus de décrire votre projet, mais d’avancer des chiffres sur sa faisabilité, sa rentabilité, les besoins financiers. Voici les informations à présenter :

  • Le compte de résultat prévisionnel : il s’agit de la différence entre le chiffre d’affaires prévisionnel et les charges prévues à soustraire ;
  • Le bilan prévisionnel : tous les actifs (immobilisations, stocks, créances…) et passifs (dettes, capital social…) de votre entreprise à un instant donné ;
  • Le plan de financement : les besoins financiers à combler, puis les ressources déjà en votre possession. Cette partie est essentielle, elle démontre le bon équilibre financier du projet ;
  • Le budget de trésorerie.

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Qu’est-ce qu’un business plan de commerce réussi ?

La présentation du document compte, tout comme son contenu. Suivez ces conseils pour créer un business plan de commerce réussi. Il doit être :

  • Compréhensible. Toute personne lisant ce document doit pouvoir le comprendre facilement. Même si le sujet est technique, assurez-vous de rester clair, accessible.
  • Complet : ne négligez aucun détail, car un oubli pourrait entraîner un refus de financement. 
  • Réaliste. Ne mentez pas sur les failles éventuelles de votre projet, ne cachez aucun détail, ne minimisez pas les risques. Si votre projet comporte des aspects négatifs, indiquez-le, puis expliquez les solutions trouvées pour les résoudre. De la même façon, ne surestimez pas vos capacités : présentez des chiffres, objectifs et délais atteignables.
  • Argumenté. Restez synthétique, clair, mais explicitez chaque point nécessaire. Anticipez les questions éventuelles pour compléter le business plan.
  • Bien écrit. Soignez l’écriture, corrigez les fautes, aérez votre document pour en faciliter la lecture. Présentez les éléments dans un ordre logique, vérifiez la cohérence des arguments, chiffres, informations présentés.
  •      Sourcé. Accompagné d’informations sourcées. Vous pouvez ajouter à votre business plan des données issues de différentes sources. Précisez bien lesquelles dans votre document, car les investisseurs potentiels pourraient être amenés à les vérifier.

Les erreurs fréquentes à éviter absolument en rédigeant un business plan

Vous trouverez facilement en ligne un modèle de business plan boutique. Mais cette étape reste complexe. Voici plusieurs erreurs fréquentes à ne pas commettre : 

  • Recopier un exemple de business plan de boutique trouvé sur Internet. C’est une excellente idée de chercher des modèles, de comparer les exemples. Mais chaque projet est unique, donc chaque business plan aussi, vous ne pouvez pas simplement le recopier. 
  • Ne pas faire de recherches en amont : vous risquez de mal définir le marché, de proposer une offre trop vague, de ne pas vous différencier. De plus, vos interlocuteurs attendent des réponses précises à leurs questions. Si vous n’avez pas suffisamment étudié le terrain, ils s’en rendront compte.
  • Sous-estimer la saisonnalité : selon la nature de votre activité, vous pouvez être impacté par les saisons. Il faut anticiper ce fait dans votre prévisionnel financier.
  • Être trop vague : vos investisseurs ont besoin de données concrètes et surtout complètes. Vous devez les convaincre, leur donner toutes les informations sur les tenants et aboutissants de votre projet. 
  • Aller trop loin dans le détail : concentrez-vous sur les informations clés. Par exemple, il est nécessaire de préciser le type de produits vendus dans votre boutique, de parler de leurs atouts. L’investisseur comprend mieux votre offre, l’attractivité des gammes proposées. Mais détailler, pour chaque produit en vente dans votre commerce, toutes les options disponibles n’est pas intéressant pour le lecteur. Cela n’apporte pas d’informations réellement utiles, en plus de nécessiter un long temps de lecture supplémentaire.
  • Faire relire votre business plan uniquement par des professionnels de votre secteur d’activité. Demandez aussi l’avis d’autres personnes, totalement étrangères à ce milieu. Si elles sont capables de comprendre tout votre business plan, ce sera aussi le cas pour votre banquier, vos investisseurs, vos fournisseurs potentiels. 
  • Ne pas connaître votre business plan. Si vos interlocuteurs vous posent une question, vous devez pouvoir y répondre du tac au tac, sans les renvoyer au document. 

Les 3 points clés à retenir :

  • Le business plan est un document complet présentant votre projet, vos objectifs, vos futurs développements.
  • Il doit être clair, compréhensible, exhaustif, bien rédigé, réaliste, vendeur.
  • Pour vous aider et gagner du temps, téléchargez un modèle de business plan correspondant à votre projet.

 

FAQ

  • Quels sont les outils à utiliser pour réaliser un business plan de commerce ?

Vous pouvez vous servir des logiciels Word et Excel. Il existe aussi d’autres solutions :

– Utiliser un logiciel de création de business plan en ligne ;

– Télécharger un modèle sur Internet. Ankorstore vous propose, par exemple, un business plan de boutique en pdf

 

  • Peut-on utiliser n’importe quel modèle de business plan ?

Selon votre secteur d’activité, vous n’avez pas les mêmes contraintes, objectifs, etc. à prendre en compte. Le business plan d’une petite épicerie de village est différent de celui d’un commerce de cosmétiques bio implanté en centre-ville. Il est très intéressant de chercher des modèles, cela peut représenter un vrai gain de temps. Mais assurez-vous d’en choisir un correspondant au mieux à votre boutique.

 

  • Quelle est la différence entre un business plan et un business model ?

Le business plan décrit la globalité de votre projet : étude de marché, ressources humaines, prévisions financières, stratégie commerciale… Le business model lui est centré sur la manière dont votre commerce va gagner de l’argent. 


Financer ma boutique

5 août 2022

Il s'agit d'un élément d'en-tête personnalisé.

16 Minutes

Pour créer votre boutique, vous aurez besoin de trouver de l’argent par différents moyens : aides de l’État, recours aux investisseurs, emprunt bancaire. Comment trouver les meilleurs financements pour votre commerce ? Voici le panorama des solutions à envisager.

Sommaire : 

Qu’est-ce que le financement d’une boutique ? 

À quoi sert le financement de mon commerce ?

Quels sont les financements possibles pour mon entreprise ? 

Quelles sont les erreurs à éviter pour bien financer mon commerce ?

FAQ

Qu’est-ce que le financement d’une boutique ? 

Le financement d’un magasin correspond à l’ensemble des moyens dont dispose une structure pour alimenter son capital au service d’un projet. Pour y parvenir, les sociétés peuvent recourir à des solutions de financement internes et externes. Usuellement, elles pratiquent l’hybridation des ressources.

Ceci est d’autant plus vrai pour les commerces. La création d’un magasin de détail nécessite un investissement de départ relativement important : il s’agit de financer au-delà d’un apport propre. Le besoin en argent se trouve à tous les étages de la fusée : de l’achat du stock de départ à la location des locaux commerciaux.

Afin d’anticiper les capitaux nécessaires à l’entreprise, le financement de la boutique est construit et projeté dans le cadre d’un plan de financement. Annexé au business plan de votre magasin, ce document prévisionnel fait état des besoins d’achats à venir, et des ressources générées par les apports de fonds.

Le plan de financement doit être constitué avant le démarrage du point de vente. Le passage en revue de chaque besoin donne lieu à une feuille de route claire quant au financement de votre projet.

À quoi sert le financement de mon commerce ?

En création d’entreprise, les moyens financiers servent à sécuriser votre projet. L’apport 100 % personnel pour un magasin reste rare. L’investissement de départ est conséquent : achat des stocks, coût du bail et des cautions pour le fonds de commerce, etc.

Trouver de l’argent est un levier primordial pour le démarrage de votre business. D’où l’intérêt de démarrer votre planification dès que vous tenez votre idée de commerce. Le financement de votre activité devient le sésame pour ouvrir les portes de votre magasin.

Cette opération initiale demande de la stratégie. Vous devez établir précisément où se trouve votre besoin financier pour définir quels leviers activer. Le financement de votre commerce peut servir à couvrir vos charges d’exploitation

  • Achat de votre matériel ;
  • Dépenses en abonnements et assurances pour votre magasin ;
  • Commande de votre stock initial ;
  • Location de votre point de vente ;
  • Dépenses Marketing
  • Règlement de vos cotisations sociales, etc.

Les apports de capitaux peuvent également servir à augmenter votre niveau d’autonomie, en alimentant votre trésorerie. Une bonne couverture de votre besoin en fonds de roulement assoit votre capacité à faire face aux imprévus et aux décalages de créances clients.

Trouver des leviers financiers permet également d’investir dans un projet spécifique pour développer son business. Générer des opérations pour accroître son capital intervient à toutes les étapes de vie d’un magasin, selon sa trajectoire propre.

Alix, gérante d’une petite droguerie en pleine évolution (Paris)

Il y a 5 ans, Alix a créé sa petite boutique de détail en vendant des articles de droguerie pour la maison. Son business bat son plein, à tel point qu’elle prévoit une évolution majeure. 

Elle pense installer son commerce dans de plus grands locaux. Son espace actuel de stockage n’est plus adapté aux volumes de vente. Par ailleurs, Alix souhaite faire évoluer son activité de droguerie en concept store.

Elle dispose d’une bonne trésorerie. Mais, avant toute chose, elle souhaite reconsidérer ses options de financement pour trouver les solutions les plus adaptées à son projet.

 

Quels sont les financements possibles pour mon entreprise ? 

Il existe 2 grands types d’apports pour financer son entreprise :

  • Les fonds propres ou quasi-propres ;
  • Les financements externes.

Les différents leviers financiers sont cumulables. Une bonne connaissance du champ des possibles permet de choisir ses propres solutions.

Financer ma boutique en fonds propres

Les épargnes personnelles sont souvent le premier moyen financier mis à disposition pour ouvrir votre boutique. Selon le statut juridique de votre magasin, ces fonds propres peuvent prendre la forme de capital (pour les sociétés uniquement). 

Le capital social est un apport financier, réalisé par le gérant et ses éventuels associés. Ces sommes sont uniquement libérées dans le cadre de la société. Les avances réalisées par des associés sur compte courant dédié figurent également parmi les financements internes, appelés fonds quasi-propres.

Les subventions d’investissements entrent également dans cette catégorie. Ces sommes sont généralement allouées par des institutions publiques : collectivités locales, organismes nationaux. Elles appartiennent aux fonds propres de l’entreprise, car cet argent n’est pas destiné à être rendu ni remboursé. (Attention a bien réaliser les démarches administratives en avance).

En France, les dispositifs d’aide à la création ou à la reprise d’entreprise sont très nombreux. Pour être au fait de leur évolution au moment de votre projet, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) publie et actualise un répertoire des aides publiques aux entreprises.

La plateforme permet de rechercher les aides proposées par thématique, parmi lesquelles :

  • Création d’entreprise ;
  • Gestion financière et exonération ;
  • Développement commercial ;
  • Investissements matériels, immatériels et immobiliers.

Vous obtiendrez les informations contextualisées en entrant votre localisation ou votre numéro de SIRET. Une application similaire est disponible sur le site de la Banque Publique d’Investissement (Bpi France). Elle a l’avantage d’affiner votre recherche par secteur, notamment pour les commerces de proximité.

Certaines aides de l’État participent indirectement au financement de votre boutique par la réduction de charges sociales. C’est le cas de l’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise. 

L’ACRE permet l’exonération de charges sociales durant un an. Depuis 2019, tous les entrepreneurs sont concernés, quel que soit le statut juridique de l’entité : entreprise individuelle ou société.

Le montant de cette prise en charge d’une partie de ces assurances sociales varie de 75 à 100 % des cotisations, sous conditions de revenus.

Les créateurs en reconversion professionnelle peuvent compter sur deux aides en tant que demandeur d’emploi :

  • l’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise) permet de percevoir 45 % du reliquat des indemnités de chômage  afin de les transformer en capital de départ pour l’entreprise ;
  • l’ARE (aide au retour à l’emploi) : cette allocation peut perdurer au démarrage de votre commerce.

Si vous êtes dans cette situation, vous devrez choisir entre les deux dispositifs, non cumulables, puisque calculés sur la base de votre régime d’indemnisation.

Trouver des apports externes pour mon commerce

Il est souvent nécessaire de faire appel à des acteurs extérieurs pour couvrir le financement de sa boutique. On pense en premier lieu à l’emprunt bancaire. Un crédit permet d’obtenir une somme d’argent conséquente et rapide pour financer votre magasin, dont le remboursement est étalé sur une période définie, comprenant un taux d’intérêt.

Le montant des remboursements varie selon la période et la qualité de votre dossier. Pour un prêt à la banque d’une durée moyenne (2 à 7 ans), les taux varient de 0,30 % à 2,75 % (données de 2020). L’acceptation de votre dossier dépend de votre niveau de garanties. 

Afin d’éviter de limiter votre engagement à titre personnel (hypothèque, notamment), certains organismes publics peuvent se porter partiellement caution. Cet accompagnement de votre projet peut aller jusqu’à 70 % du montant à garantir. Pour cela, il est possible de se rapprocher de Bpi France ou du réseau France Active.

Ne passez pas à côté de vos chances d’obtenir un prêt d’honneur. Cet emprunt à taux zéro, d’un montant moyen de 29 000 euros, doit faire l’objet d’un montage de dossier scrupuleux. Ces demandes sont à adresser aux organismes publics : Initiative France, la Bpi, le réseau Entreprendre. Ce dispositif est cumulable avec un prêt bancaire classique.

Avez-vous pensé aux levées de fonds ? L’ouverture de votre capital auprès d’investisseurs est un levier de financement de votre boutique, surtout si elle présente un potentiel de développement exponentiel. 

L’ensemble des fonds d’investissement français sont répertoriés au sein de l’Association des investisseurs pour la croissance (France Invest)77 % des entreprises aidées sont des PME.

Les plus créatifs peuvent tenter l’aventure des business angels. Ces mentors sont des investisseurs à titre individuel, chevronnés dans le monde des affaires. Ils proposent leur participation au capital de l’entreprise, et se rémunèrent en revendant leurs parts de la société à moyen terme (souvent 3 à 5 ans).

Ce schéma est particulièrement approprié aux entreprises innovantes dans un domaine en plein essor : le digital, la santé, etc. La fédération française des business angels propose un référencement de ces investisseurs, répartis sur l’ensemble du territoire. 

Le projet peut tout à fait concerner une entreprise de proximité, mais dont l’idée de départ promet un potentiel de développement international. Le montant des investissements peut aller jusqu’à 700 000 euros. C’est aussi l’assurance de bénéficier de conseils d’experts de haut niveau.

Recourir aux financements alternatifs

Les financements participatifs sont en plein essor grâce à Internet. Il s’agit d’organiser une campagne de levée de fonds auprès du grand public via une plateforme numérique faisant office de dépôt des contributions.

Le mode le plus utilisé actuellement est celui du crowdfunding, connu via les plateformes Ulule et Kiss Kiss Bank Bank. Ce type d’aide est très pertinent pour le financement de votre boutique, moyennant des offres sur vos produits pour les participants. De plus, c’est un bon moyen pour tester le concept de votre magasin et de fédérer vos futurs autour du projet.

Parmi les financements alternatifs, il existe aujourd’hui une grande diversité de concours d’entreprises permettant d’obtenir des financements pour votre magasin. Ces évènements prennent souvent la forme d’appel à projets, avec des sommes d’argent à la clé pour les lauréats. C’est également un bon moyen de rencontrer de potentiels investisseurs. 

Quelles sont les erreurs à éviter pour bien financer mon commerce ?

Face à la variété des financements possibles, la confusion peut être de mise. La bonne marche de votre entreprise nécessite que vous soyez attentif aux financements réalisables ou non. Ainsi, l’erreur la plus fréquente consiste à frapper à toutes les portes en oubliant son projet de départ.

En montant des dossiers de demande d’aide, vous serez parfois confronté à des réponses négatives. Il faut donc s’y préparer et adopter une attitude constructive. Votre dossier n’a pas été retenu ? Dans ce cas, pourquoi ne pas demander un retour afin d’améliorer votre projet. Cette posture vous sera utile pour les échéances à venir.

De plus, le financement de votre boutique génère une déstabilisation chez certains entrepreneurs, se sentant en difficulté à l’idée de demander de l’aide ou d’être redevable. Or, la réussite d’un projet entrepreneurial ne tient jamais à une seule personne, même pour les entreprises individuelles.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer le temps des démarches de recherche de financement de votre magasin. Les présentations de dossier sont soumises à un calendrier précis afin de réunir les commissions. De la même façon, il faut prendre le temps d’approcher un investisseur, sans se montrer pressant.

Afin de vous donner des repères pratiques dans le montage de votre projet, Ankorstore a conçu Ankorstart. Ce programme est destiné aux futurs commerçants de détail afin d’être accompagnés sur des sujets précis : constitution du stock, emplacement du magasin, financement, etc. Bénéficiez gratuitement des conseils et du réseau de ses experts.

FAQ

  • Comment obtenir un financement pour mon magasin ?

Le recours à des financements externes est très fréquent pour ouvrir son commerce. Les aides des collectivités constituent un levier important. En parallèle, les dispositifs de levée de fonds permettent de trouver des investisseurs.

  • Comment faire le bon choix de financement pour mon commerce ?

Votre mode de financement doit être adapté à votre objectif. Les investissements massifs de départ doivent donner lieu à une stratégie de financement à long terme, via un emprunt bancaire, par exemple.

  • Quel est le meilleur mode de financement de ma boutique ?

Un bon financement pour votre commerce doit apporter une solution spécifique au problème identifié. Par exemple, bénéficier d’un délai de paiement auprès de vos fournisseurs est une solution adaptée à l’achat de votre premier stock en magasin.


Créer ma boutique

4 août 2022

Il s'agit d'un élément d'en-tête personnalisé.

25 Minutes

La création d’un commerce de détail est un processus long, dans lequel l’entrepreneur doit prendre des décisions stratégiques. Comment s’y prendre concrètement ? Ce guide a été réalisé dans l’objectif de passer en revue tous les points à ne pas négliger dans votre stratégie d’ouverture de boutique.

Sommaire : 

Étape 1 – Valider son idée de projet de création de boutique

Généralement, 3 facteurs peuvent mener à l’idée d’ouvrir un magasin : 

  • Le produit : vous appréciez particulièrement une ligne de produits, et vous constatez un manque sur le marché ;
  • La vente : vous êtes attiré par ce domaine d’activité, et vous êtes ouvert à différentes catégories de commerce indépendant ;
  • La relation client : vous souhaitez rendre service à votre future clientèle, en répondant à leurs besoins de consommation.

Le créateur d’une boutique doit incarner ces 3 piliers afin de bâtir un projet solide. 

Renseignez-vous sur le cadre réglementaire en vigueur pour l’activité visée. Certains secteurs requièrent l’obtention de diplômes précis comme les professions artisanales. Par exemple, il est conseillé d’être titulaire d’un BP ou d’un CAP fleuriste pour ouvrir sa boutique de fleurs. Mais, il est possible d’ouvrir certains commerces de détail sans diplôme spécifique : magasin de vêtements, boutiques d’accessoires, droguerie, etc.

S’il s’agit d’une situation inconnue, projetez-vous dans le rôle d’entrepreneur. Ouvrir une boutique, c’est faire le choix d’un métier tout terrain. De nombreuses compétences techniques sont requises :

  • sélectionner ses produits ;
  • gérer ses stocks ;
  • bâtir sa politique de prix ;
  • organiser la périodicité de la vente (soldes, promotion, etc.) ;
  • promouvoir les marques et les articles distribués.

À cela s’ajoutent des compétences transverses, utiles à tout entrepreneur :

  • gérer sa structure au niveau administratif et financier ;
  • anticiper et parer aux risques liés à son activité commerciale ;
  • être capable de gérer des situations imprévues ;
  • incarner une vision et une politique de l’entreprise ;
  • savoir manager son équipe, le cas échéant.

 

Bon à savoir : que choisir entre le commerce indépendant et la franchise ?

La franchise a l’avantage de vous insérer dans une organisation commerciale déjà bien rodée, minimisant vos risques. En revanche, l’ouverture d’un magasin franchisé est conditionnée au règlement de droits spécifiques à la marque représentée. 

Vous ne serez pas le seul maître à bord : les produits à la vente, les outils de gestion, et les moyens marketings sont harmonisés entre les commerces.

Étape 2 – Faire l’étude de marché de son commerce

L’étude de marché est la meilleure façon de confirmer votre intuition de départ. Ce préambule à toute opération entrepreneuriale permet d’évaluer la pertinence d’une idée à partir de 4 piliers du marketing :

L’offre de produits

Quelle promesse tenez-vous avec votre point de vente ?  Votre idée initiale est confrontée à l’offre déjà existante, afin d’analyser votre potentiel d’insertion sur le marché. C’est l’occasion d’affiner votre ligne de produits ;

La demande de la clientèle

Il s’agit de passer en revue les habitudes de consommation du public :

  • les statistiques marchandes (panier moyen, budget annuel alloué) ;
  • les avatars clients (données types sur leur profil) ;
  • l’évolution des comportements d’achat (leur fréquence, l’éventuelle saisonnalité) ;
  • les motivations à acheter (les facteurs entraînant un passage à l’action chez les clients).

Le marché

Prenez la température du marché visé en rassemblant des statistiques actuelles. Le secteur est-il en progression ? Quelles seront les tendances de demain ? 

L’environnement du magasin

Quel est votre écosystème marchand ? Déterminez votre zone de chalandise. Étudiez votre concurrence directe et indirecte. N’oubliez pas de pousser l’analyse à l’aspect technologique. Certaines évolutions sont à considérer sérieusement pour l’avenir de votre magasin.

 

Lucas, ancien agent comptable souhaitant ouvrir une papeterie (Normandie)

Lucas, passionné de jolis papiers, a quitté son ancienne profession pour ouvrir une boutique d’articles de papeterie. Il découvre l’univers du commerce, et se fait accompagner par un cabinet de consultants afin de réaliser son étude de marché.

Loin de le démotiver, l’étude a permis à Lucas d’affiner sa stratégie marketing. Il a pu prendre en compte la concurrence des e-shops spécialisés et l’impact de la grande distribution. 

Ainsi il peut développer des processus de vente en fonction de ceux de sa concurrence, maintenant qu’elle est bien identifiée. Il souhaite se positionner sur une offre très personnalisée auprès de ses clients. 

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Étape 3 – Calculer son budget pour ouvrir sa boutique 

Le budget de votre commerce rassemble toutes les dépenses prévues pour mener à le projet à terme. Vos frais peuvent être répartis en 3 domaines afin de vous assurer d’être exhaustif dans vos prévisions.

Les charges courantes 

Ce sont toutes les sorties d’argent régulières afin de couvrir le fonctionnement de votre magasin :

  • loyers ou crédits pour le local ;
  • factures, redevances, abonnements ;
  • assurances et contrats d’entretien d’appareils.

Vous pouvez ajouter également les dépenses liées au personnel si vous prévoyez des recrutements. Pensez également aux frais de prestations externes : recours à un expert-comptable, par exemple.

Par ailleurs, les frais sont très variables entre les ouvertures en franchise et les commerces indépendants. Les boutiques franchisées donnent lieu à un paiement de droits d’utilisation de la marque.

Les investissements

Les investissements correspondent à des achats importants, dont les amortissements financiers s’étalent dans le temps. En tant que commerçant, vous pourriez avoir les besoins suivants :

  • achat d’un véhicule professionnel ;
  • matériel frigorifique pour stocker des produits alimentaires ;
  • ordinateurs, caisse enregistreuse, imprimante.

Les achats de stock

Ce sont les dépenses réalisées pour constituer votre stock initial : les produits à la vente, mais aussi les matières premières, ou encore les emballages. Il existe différents moyens de financer votre premier stock afin de maîtriser votre trésorerie.

Bon à savoir : 

Ankorstore a développé le principe du paiement différé pour constituer votre premier stock. Commandez vos produits, et réglez vos achats 60 jours après. 

Étape 4 – Élaborer le business plan de son magasin

Le financement d’un commerce de détail nécessite souvent un appel de fonds externes. Pour cela, vous avez besoin de rédiger votre business plan : la carte de visite indispensable auprès des investisseurs.

Le business plan de votre boutique est une feuille de route de votre projet, de l’idée initiale au chiffre d’affaires visé à 3 ans. Ce document est rédigé à des fins de présentation, et se veut le plus exhaustif possible.

Le business plan pour le lancement d’un commerce rassemble les éléments suivants : 

  • le résumé opérationnel (présentation brève du projet et du porteur) ;
  • l’offre du magasin selon le secteur visé (mise en évidence des points clé de l’étude de marché) ;
  • vos objectifs de vente et de chiffre d’affaires (votre politique de prix) ;
  • la stratégie marketing retenue ;
  • les moyens de production et de développement ;
  • le statut juridique de votre commerce ;
  • le dossier comptable et financier ;
  • les annexes au business plan.

Vous pouvez vous faire accompagner par des experts, afin de valider la partie financière de votre dossier. Ce procédé augmente vos chances de bon accueil de votre projet lors d’une demande de prêt bancaire.

Étape 5 – Faire le point sur les aides à la création de boutique

En réalisant les 3 étapes précédentes, vous avez constitué le socle de votre projet. Il est temps maintenant de passer de la projection à la réalisation, en cherchant les moyens nécessaires à l’ouverture de votre boutique.

Dans un premier temps, contactez votre Chambre de Commerce et de l’Industrie. Les futurs entrepreneurs ont droit à divers accompagnements spécifiques comme :

  • une formation aux outils de l’entreprise (gestion comptable, réglementation, etc.) ;
  • un contrat de suivi du projet.

Vous réalisez votre ouverture de boutique dans le cadre d’un changement de vie professionnelle ? Des solutions sont à votre disposition si vous êtes demandeur d’emploi. 

Financement par les réseaux et les collectivités locales

En tant que créateur de commerce, vous pouvez prétendre à des aides issues de réseaux spécifiques ayant pour but de soutenir le tissu économique local. Pensez à contacter le réseau Initiative France comptant 207 associations locales sur toute la France.

Aides à la création d’entreprise

Certains établissements bancaires proposent des aides spécifiques aux créateurs d’entreprises :

  • prêt à taux zéro ;
  • facilité de caisse ;
  • accès à un crédit bancaire.

Investisseurs privés

Si vous êtes disposé à ouvrir votre capital auprès d’autres sociétaires, alors le recours à des investisseurs est une bonne solution. Il existe de nombreux cercles d’investissement en France, répartis au niveau régional. Abonnez-vous à différents réseaux d’entrepreneurs afin de faciliter votre networking.

Financement participatif

Les modes de financement participatif peuvent contribuer à la concrétisation de votre projet. Les crowdfundings sont très simples à mettre en place.

Il suffit de sélectionner la plateforme de récolte de votre choix sur Internet. La communication doit être soignée. Il est préférable d’ouvrir une cagnotte pour financer un aspect précis de votre projet. Les contributeurs projettent plus facilement l’utilité de leur participation. 

Étape 6 – Valider la forme juridique de son entreprise

Vous êtes suffisamment avancé à présent pour définir la forme juridique de votre entreprise. 

Votre solution sera actée dans vos statuts juridiques : un document traçant les contours légaux de votre commerce. 

Il fait référence auprès des organismes administratifs dans le cadre de vos échanges sur le plan juridique, mais également en matière de régime fiscal et de droit social.

Pour créer votre entreprise en solo, il est possible de faire un choix parmi les formats suivants :

  • Entreprise individuelle (EI) ;
  • Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
  • Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).

Le montage d’une entreprise à plusieurs associés passe par la création d’une société. C’est le statut juridique adapté à la répartition d’un capital social de départ. Voici les formes communément utilisées :

  • Société à responsabilité limitée (SARL) ;
  • Société par actions simplifiée (SAS) ;
  • Société anonyme (SA) ;
  • Société en nom collectif (SNC).

Chaque structure comporte des avantages et des inconvénients en matière de :

  • responsabilité du ou des dirigeants ;
  • portage de la fiscalité ;
  • charges sociales ;
  • gestion du patrimoine.

À savoir : depuis le 15 mai 2022 l’EIRL et l’EI ont fusionné pour devenir un régime juridique unique, ayant l’avantage de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel.

Le statut de l’entreprise individuelle peut toujours être déclaré sous sa formation simplifiée de l’auto-entrepreneur. Cette formule donne lieu à une simplification des démarches sociales et fiscales. Elle est assujettie à un seuil limite en termes de chiffre d’affaires (176 200 € pour les activités de ventes de marchandises).

Prêt à ouvrir votre boutique ?

Étape 7 – Prévoir le cadre réglementaire de son point de vente

Toujours dans le registre légal, prenez connaissance des obligations relatives au fonctionnement de votre commerce. Selon le registre d’activité, le droit varie. Pour commencer, traitez la question des normes en vigueur dans les domaines de l’accessibilité et de la sécurité.

Tous les commerces sont considérés comme établissement recevant du public (ERP). Chaque type de commerce dispose d’un cadre réglementaire spécifique à son type. Par exemple, les boutiques de vente sont des ERP de type M.

Chaque établissement se voit assigner une catégorie en fonction de sa capacité d’accueil. Les commerces de détail appartiennent généralement à la 5e catégorie, correspondant à un accueil maximal de 200 personnes.

Lorsque vous connaissez votre type et votre catégorie, vous pouvez vous référer aux dispositions légales en vigueur sur le site officiel d’information aux entreprises. Ce point permet de bien anticiper les éléments à considérer lors de votre recherche de local. Une mise en accessibilité d’un magasin peut avoir un coût considérable.

Pensez également à souscrire un contrat d’assurance pour votre boutique, couvrant l’ensemble des risques. Vous devez assurer à la fois les biens (local commercial) et les personnes (dirigeant et salariés).

Étape 8 – Trouver un lieu pour ouvrir son magasin

Cette étape est cruciale pour vous, car elle matérialise votre projet. Pour autant, de nombreux facteurs doivent être considérés avant de prendre votre décision. 

Dans un premier temps, tracez les grandes lignes de l’emplacement de votre boutique en vous focalisant sur votre offre commerciale et sur votre clientèle cible. À quel endroit votre commerce aura le plus de probabilité de trouver son public ?

Ensuite, élargissez le champ pour trouver des pistes sérieuses de locaux commerciaux. À partir de là, un accompagnement pour étudier votre implantation de boutique peut vous être utile.

Cette réalisation permet d’objectiver les données liées à votre zone de chalandise, en les rapprochant de vos objectifs. Différentes informations doivent être recueillies pour réaliser un choix éclairé :

  • coûts immobiliers professionnels ;
  • données sur les flux des passants
  • besoins en stationnement ;
  • attractivité de la zone d’implantation ;
  • caractéristiques du local.

Ces facteurs sont à analyser au regard de votre projet. Vous devez alors projeter le circuit du client de A à Z de la façon la plus précise possible. Affinez les données socio-économiques de votre consommateur cible en fonction du lieu à l’étude.

Préparez un cahier des charges de vos besoins mobiliers et immobiliers rassemblant les éléments suivants :

  • projection de la surface de vente et des espaces de circulation ;
  • anticipation de la présentation de vos articles à l’attention de la clientèle ;
  • besoin de stockage en arrière-boutique ;
  • contraintes spécifiques liées à vos produits (fragilité des marchandises, etc.) ;
  • espaces du personnel obligatoires en cas d’embauche de salariés ;
  • espace administratif à part pour la gestion courante de vos affaires ;
  • local extérieur et stationnement.

Veillez à bien évaluer votre capacité de stockage en fonction de vos produits. Par exemple, un gérant de boutique de vêtements doit anticiper la disponibilité des articles dans toutes les tailles. Le besoin d’espace est donc important.

Étape 9 – Préparer ses stocks et son assortiment de produits

Le moment est venu de structurer votre offre. Le choix de vos fournisseurs est une étape clé pour faire mouche auprès de votre clientèle.

Yohan, créateur d’une boutique de beauté

Yohan était nez pour une grande marque de cosmétique. Il a pour projet d’ouvrir sa propre boutique : un concept store autour de l’odorat. Il souhaite proposer à la vente des articles pour parfumer les personnes, mais également les pièces de la maison.

Il prend le choix des fournisseurs très au sérieux. Son cahier des charges est précis : il veut valoriser des artisans indépendants, travaillant des fragrances naturelles, garantissant une haute qualité de leurs produits.

 

Une fois de plus, une bonne anticipation de votre assortiment facilite la définition de votre stock d’implantation. Construire l’assortiment de votre lancement n’a rien d’anodin : ce sera la vitrine de votre boutique.

Bon à savoir : 

L’assortiment du magasin rassemble toute votre ligne d’articles destinés à la vente. Ces produits se déclinent en familles : un cadre indispensable pour suivre votre stock, de l’achat initial jusqu’à l’inventaire.

L’équipe d’Ankorstart, allié de votre projet, concilie qualité et maîtrise des dépenses. Elle propose des marques et produits correspondant à l’ADN de votre boutique. Elle calcule le budget prévisionnel de votre premier stock.

Étape 10 – Boucler les formalités administratives pour créer son entreprise

Votre local est trouvé, votre forme juridique est choisie, et votre financement est bouclé. Il est temps de donner existence à votre entreprise en réglant les formalité administratives pour ouvrir votre commerce.

Il est conseillé (voire obligatoire selon le statut juridique) d’ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité commerciale. Si vous avez opté pour la création d’une société (SARL, par exemple), les apports de fonds ouvrant le capital sont déposés sur le compte. Les statuts fixent le cadre de la libération des fonds, ainsi que leur répartition entre associés, le cas échéant.

Ensuite, les formalités administratives diffèrent selon le statut juridique retenu pour votre magasin. Le guichet unique des entreprises# est une plateforme permettant de prendre connaissance des pièces justificatives à fournir pour faire immatriculer votre activité commerciale

Ce portail permet également de déposer votre dossier complet. Une fois validé, celui-ci sera transmis automatiquement au centre de formalités des entreprises (CFE) dont vous dépendez. Les autoentrepreneurs peuvent réaliser toutes leurs démarches sur Internet.

Organisme dépendant de l’URSSAF, le CFE# est votre interlocuteur administratif privilégié. La transmission de votre dossier permet de :

  • générer votre numéro SIRET ;
  • créer votre numéro de TVA intracommunautaire ;
  • procéder à votre inscription au registre des commerces et des sociétés.

Étape 11 – Définir le plan marketing pour lancer sa boutique

Vous êtes à quelques semaines de l’ouverture de vos portes ? C’est le timing parfait pour organiser votre premier plan marketing. Votre stratégie globale a été pensée en amont, dans le cadre de votre business plan.

Le plan marketing est un moyen de découper les actions à mener notamment sur le lancement. Généralement, la démarche est élaborée chaque année. Mais rien ne vous empêche de faire un bilan intermédiaire sur votre première année d’exploitation.

Le document rassemble vos objectifs de chiffre d’affaires sur la période à venir. Il fait également état des moyens de production et de communication de manière exhaustive. Une fois ces éléments recueillis, le calendrier des actions à réaliser est fixé.

Le suivi des actions est représenté dans un tableau de bord. La base de données, correctement renseignée, constitue un outil précieux pour évaluer votre performance sur la période écoulée.

Le procédé pour ouvrir une boutique est déjà une aventure en soi. Une bonne planification de votre démarche permet de constater votre progression, de votre idée de base jusqu’au lancement.

Si vous souhaitez profiter d’une expertise dans le domaine retail, l’équipe d’Ankorstart peut vous aider à chaque étape de votre création de commerce. 

FAQ

  • Qui contacter pour ouvrir un magasin ?

Les chambres consulaires et les réseaux fournissent des informations aux créateurs de commerce. Par ailleurs, Ankorstore propose un accompagnement dédié aux créateurs de boutique. 

  • Comment ouvrir un magasin avec peu d’argent ?

L’ouverture d’un commerce nécessite des fonds financiers. Cependant, différents leviers peuvent être activés pour couvrir vos premières dépenses : aides des réseaux, financements participatifs, investisseurs.

  • Quelles autorisations pour ouvrir un magasin ?

Un commerce est autorisé à fonctionner, une fois immatriculé par les autorités. La demande de création est à réaliser en ligne au guichet unique des entreprises.

  • Quelle formation pour ouvrir une boutique ?

Il n’existe pas de formation obligatoire pour créer son commerce, sauf s’il est lié à une activité artisanale (exemple : boulanger).